«Quand tout un peuple décide de descendre dans la rue pour exiger la démission d’un chef d’Etat, ou pour exprimer une quelconque revendication populaire, c’est l’expression de l’exercice de la souveraineté populaire. Cela doit être respecté car rien n’est au-dessus de la volonté populaire, pas même la Constitution».

Telle est la position exprimée par le Secteur dit démocratique et populaire signataire de l’Alternative Consensuelle pour la refondation d’Haïti, face au souhait des États-Unis d’Amérique qui «encouragent un dialogue inclusif, sans conditions préalables ni délais, entre les protagonistes pour la résolution de la crise haïtienne», dans des notes dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

La situation de blocage actuel des activités, sur le territoire national, «contribue directement à la violence, à une montée en flèche des besoins humanitaires», soulignent les autorités américaines qui plaident en faveur de la «formation d’un gouvernement opérationnel, en vue d’adresser les préoccupations économiques et sociales pressantes du pays».

Le Secteur dit démocratique et populaire invite l’ambassade américaine et le reste de la communauté internationale à cesser de supporter le président Jovenel Moïse rejeté par la population.

Jovenel Moïse serait inculpé au cabinet d’instruction dans le dossier de la dilapidation de plus de 4,2 milliards de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 96.00 gourdes ; 1 euro = 111.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.00 gourdes aujourdhui) des fonds PetroCaribe d’aide vénézuélienne à Haïti, rappelle le Secteur dit démocratique et populaire.

«C’est la plus grande opération de corruption et de détournement de fonds publics de toute l’histoire de la République d’Haïti et des Caraïbes», estime le Secteur dit démocratique et populaire.

Du dimanche 27 octobre au samedi 2 novembre 2019, l’opposition annonce «un véritable champ de bataille», une nouvelle semaine (la 7e semaine) de mobilisation pour forcer Jovenel Moïse à quitter le pouvoir.

Les mouvements de protestations contre le pouvoir en place paralysent le pays depuis déjà 6 semaines, depuis le dimanche 15 septembre 2019.

«Nous maintenons notre calendrier de combat et rappelons que le pays sera totalement fermé pendant cette période de mobilisation intensive. Nous appelons la communauté internationale à rejoindre le peuple Haïtien dans son combat pour la satisfaction de ses revendications légitimes».

La solution à la crise politique actuelle passe, d’abord et avant tout, par la démission immédiate de Jovenel Moïse, réitère le porte-parole du Secteur dit démocratique et populaire, Michel André.

Source : AlterPresse

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