La situation est de plus en plus complexe. La crise politique se dégénère. Depuis le week-end écoulé, la stratégie de blocage permanent semble avoir porté ses fruits. À présent, les manifestations sont désormais spontanées. La Police nationale d’Haïti (PNH) n’est plus notifiée des différentes sorties populaires. Et le pouvoir n’a toujours pas la formule pour un retour à la normale.

La PNH est dépassée par les événements. C’est devenu maintenant plus difficile de gérer des groupes de manifestants dans presque chaque coin du pays, alors que ces mouvements n’ont pas été notifiés. Pour ce début de semaine, des pertes matérielles et en vies humaines sont à déplorer. Ce mardi, des manifestants ont été dans les rues de Petit-Goâve de façon inattendue. Ils ont incendié le tribunal de paix ainsi que le Commissariat de police de la commune. (Le bureau de l’ÉDH a été aussi sous les flammes – ndlr)

Des membres de l’opposition ont laissé le pays pour un dialogue avec les Américains autour de la crise que traverse le pays. Mais avant de partir, ils invitent la population à poursuivre sans relâche la mobilisation dans le cadre de la bataille contre le pouvoir en place. Ils ont passé la commande pour une intensification du mouvement. Et, effectivement, le pays est fermé encore plus. Pas de trêve depuis dimanche.

Que ce soit avec des pneus enflammés, troncs d’arbre ou encore cailloux et barrières en fer, des barricades sont observées partout. Toutes les zones stratégiques sont bloquées. Pour seulement la zone métropolitaine de Port-au-Prince, au niveau de la Nationale #1, spécifiquement Saintard, Bercy, Levêque, Bon Repos, Terre noire ont été bloqués. Au niveau de la Nationale #2, des barricades ont également été dressées au niveau de Gressier et Lambie. Il n’y avait aucun accès à la commune de Carrefour via Portail de Léogâne.

Depuis les menaces des chefs de gang de la 3e circonscription de Port-au-Prince, les zones de 1ère, 2e, 3e, 4e et 5e Avenue sont vides. Même les petits commerçants de l’informel n’ont pas été remarqués. Croix des Bouquets, Route 9, Centre-ville, Grand-Rue, Carrefour Péant, Sans Fil, Corridor Bastia, Bas de Lalue, Delmas 18, Delmas 19, Delmas 29, Delmas 30, Delmas 49, Route de l’aéroport zone Haytrack ont tous été bloqués.

À Pétion-Ville, c’était pareil. Au Marché Telele et sur la Route de Frères, des barricades ont été remarquées. Les rues sont complètement désertes. Pas de véhicules en circulation dans aucun endroit de la capitale. Encore moins des véhicules assurant la liaison entre les villes de province. C’est le chaos total. Tout le monde a peur. Après cette trêve observée la semaine dernière dans le cadre de la bataille contre le régime en place, la situation s’est aggravée.

Au sein du pouvoir, on n’entend personne. Les conseillers du président rentrent dans leur coquille. Le président lui-même quand il parle, il ne se rend pas service. Le président est comme un allié de l’opposition. Ses prises de paroles ont toujours plutôt tendance à envenimer la situation…

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