Plusieurs organisations se disent préoccupées par les violations des droits humains en Haïti, dans des notes séparées, transmises à l’agence en ligne AlterPresse, à l’occasion de la journée internationale des droits humains, ce mardi 10 décembre 2019.

La Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (POHDH) condamne, dans un document, les répressions politiques sauvages, orchestrées par le pouvoir en place, à travers l’institution policière, contre des manifestantes et manifestants, qui réclament la démission du président Jovenel Moïse.

La POHDH déplore aussi l’insécurité grandissante et l’intensification des gangs armés, qui sèment le deuil sur le territoire national.

La POHDH appelle au renforcement de l’engagement citoyen pour des lendemains meilleurs en Haïti, tout en saluant le réveil populaire pour dénoncer les mauvaises conditions de vie, l’injustice, l’impunité et l’inégalité sociale en Haïti.

De son côté, le Réseau frontalier Jeannot succès (RFJS) fait part de ses préoccupations, face à la situation de violations des droits humains.

La détérioration constante des conditions de vie, le non-respect des droits à la santé, à l’éducation, à la sécurité et à la protection, le dysfonctionnement de plusieurs hôpitaux et de la majorité des écoles sont parmi les problèmes, auxquels fait face la population.

Le RFJS appelle le gouvernement à prendre des mesures d’urgence et nécessaires, afin de permettre à la population haïtienne, particulièrement les personnes les plus démunies, de jouir de ses droits économiques, sociaux et culturels.

Le RFJS préconise d’améliorer les conditions de vie de la population et de définir des mécanismes pour pouvoir répondre à ses besoins sociaux.

Pour sa part, le Cadre de liaison inter-organisations (CLIO) appelle à des actions concrètes, pour freiner les viols et violences faites aux filles et femmes.

« Les femmes et les enfants sont souvent les premières victimes des situations de crise et de rupture de l’ordre social. Il nous faut dénoncer et arrêter cette constante atroce », relève le CLIO.

Le Cadre de liaison inter-organisations encourage à ne pas accepter la banalisation des tueries et des viols, ni l’exacerbation des violences contre les filles et les femmes.

En ce sens, les structures étatiques, au plus haut niveau, se doivent d’annoncer formellement des mesures de non tolérance et de prévention, pour stopper cette recrudescence du viol et des violences exacerbées contre les filles et les femmes, souhaite le CLIO.

Source : AlterPresse

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