Les petrochallengers du mouvement citoyen contre la corruption n’accepteront pas que le président Jovenel Moïse dirige le pays par décrets, en janvier 2019, moment où une grande partie du parlement ne sera plus fonctionnelle, à la fin du mndat de l’ensemble des députés (119 députés) et deux tiers du sénat (20 sur 30 sénateurs) de la république d’Haïti, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

C’est ce qu’a déclaré Emmanuella Douyon, officière senior en charge du monitoring et d’évaluation au «National Democratic Institute» (NDI), également membre du collectif de petrochallengers Nou p ap dòmi, lors d’une audition ouverte, le mardi 10 décembre 2019, à Washington, à la Chambre des représentants des États-Unis d’Amérique sur la situation politique en Haïti.

Jovenel Moïse se préparerait à diriger le pays par décrets, à partir de janvier 2020, met-elle en garde, tout en estimant que le gouvernement actuel est illégal.

«Le président a confié avoir nommé des juges corrompus dans l’appareil judiciaire. Nous devons avoir des élus honnêtes (…). Pour changer cela, le président doit démissionner, car un président corrompu ne peut rien faire»

Emmanuella Douyon souhaite la mise en place d’un gouvernement de transition, composé de gens intègres, pour changer cette situation et combattre la corruption.

Les Etats-Unis d’Amérique soutiennent Jovenel Moïse, un président corrompu, alors qu’il n’y a rien qu’on puisse faire sans combattre la corruption, a souligné Emmanuella Douyon, à l’attention des représentantes et représentants américains.

La population haïtienne n’a pas l’impression que l’ambassade américaine supporte la démocratie, mais une apparence de démocratie, a affirmé l’économiste Emmanuella Douyon.

Daniel Erikson de « Blue Star strategies » et Pierre Espérance du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) ont été également entendus par la commission des affaires étrangères du Congrès américain.

L’Ambassade américaine à Port-au-Prince a appelé les protagonistes politiques à dialoguer, sans conditions préalables, pour mettre fin à l’impasse politique en Haïti.

L’opposition plurielle, qui rejette la proposition de l’ambassade américaine, continue d’exiger la démission, sans conditions, de Jovenel Moïse comme solution à la crise.

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