Depuis que l’État haïtien a pris le contrôle des centrales électriques de Varreux, gérées auparavant par la Sogener, l’aire métropolitaine connait des rationnements importants dans l’alimentation en énergie électrique.

Le directeur général de l’Ed’H a confié jeudi en exclusivité au Nouvelliste que d’ici cette semaine une partie des centrales électriques de Varreux recommencera à fonctionner et avant la fin de l’année toutes les centrales fonctionneront à plein régime.

On est passé de 115 mégawatts à environ 80 mégawatts avec l’absence depuis plusieurs semaines des centrales électriques de Varreux que gérait la Sogener. Le directeur général de l’Ed’H a reconnu effectivement un manque à gagner en ce sens.

«Ce jeudi, nous avons commencé à recevoir du mazout pour faire fonctionner l’une des centrales de Varreux qui marche avec le mazout. Avant ce dimanche au plus tard, nous ferons fonctionner Varreux 1 et avant la Noël, Varreux 2, qui fonctionne au gasoil,  sera aussi opérationnel», a annoncé Hervé Pierre-Louis, soulignant que les 40 mégawatts que produisait la Sogener seront disponibles à nouveau sur le réseau de l’EDH.

Le patron de l’Electricité d’Haïti a souligné que le réseau aura en moyenne entre 100 et 115 mégawatts disponibles pour l’aire métropolitaine.

L’ingénieur Hervé Pierre-Louis a indiqué que sur le site de Varreux il y a des anciens employés de la Sogener et des employés de l’EDH qui font fonctionner les centrales. Il a fait remarquer qu’il est lui-même un ancien responsable de Varreux.

Le 22 novembre dernier, l’État haïtien est entré en possession des centrales de Varreux alors que le contrat qui le lie à la Sogener n’était pas encore arrivé à terme. Le pouvoir accuse les responsables de la Sogener de surfacturation, de faux et usage de faux, selon les avocats de l’État haïtien citant un rapport de 2015 sur le fonctionnement de la Sogener. Les responsables de la Sogener font l’objet de mandat d’amener et leurs comptes en banque ont été gelés.

Pour empêcher les responsables de la Sogener de recourir aux décisions du parquet de Port-au-Prince, les avocats de l’État haïtien avaient récusé en masse les juges du tribunal de première instance de Port-au-Prince. L’affaire est maintenant devant la Cour de cassation.

«Toutes ces actions sont arbitraires et illégales», a dénoncé Me Danton Léger, l’un des avocats de cette entreprise privée. «L’État n’a pas le droit de geler les comptes en banque des responsables de la Sogener. Pour exercer une opposition en droit civil, l’État devait avoir le droit réel sur les biens des responsables de la Sogener. Non, l’État n’a pas ce droit», a fulminé Me Danton Léger qui participait mardi matin à l’émission Panel Magik sur radio Magik 9.

«Les articles 510 et suivants du Code de procédure civile sont clairs. Pour effectuer une saisie- arrêt ou opposition sur les biens de quelqu’un, il faut avoir les titres authentiques. Or, l’État n’a aucun titre authentique. Toutes les mesures prises contre la Sogener l’ont été suivant une certaine raison d’État», a dénoncé l’avocat de la Sogener, qui estime qu’il s’agit d’une affaire politique contre les Vorbe.

  • L’État peut-il gérer le courant?

Durant ce conflit, la ville est pratiquement dans le noir et les habitants s’en plaignent. « Avant  la bataille contre Sogener, on avait le courant de 4h p.m. à 8h a.m. De nos jours, les rares fois où l’on a le courant électrique, ça dure entre 2 et 3 heures par jour. Si le dimanche on a la chance de l’avoir durant 5 ou 6 heures, on risque de passer les deux ou trois jours qui suivent sans électricité », se plaint Madame Bruno, qui vit à Delmas 19.

Pour Légu à Onaville, «le courant électrique on le voit maintenant deux ou trois fois par semaine, à raison de 3 à 4 heures par jour. Pas d’horaire fixe. On peut le donner à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit».

À Santo 13, Ady a fait savoir au journal qu’il n’y a plus d’horaire fixe pour le courant électrique. «On le donne le plus souvent la nuit entre 10 h et 11h. Parfois, vers 6h du matin. Il peut se passer plusieurs jours sans qu’on ne le donne», a-t-il observé. «Chez moi, on est branché sur un circuit commercial. Avant l’affaire Sogener, on avait 14 heures de courant par jour. Ainsi, on avait le courant de 6h a.m. à 10 p.m. Depuis la crise, on est passé de 6 h am à 4 h p.m., soit 8 h par jour», a renchéri  Caroline qui habite sur la route de Delmas (entre Delmas 32 et 34).

À Bon-Repos et à Fontamara, c’est le même constat…

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