Entre 20 et 60 % de la population mondiale sera infectée par la COVID-19 dans la prochaine année. C’est la plus récente estimation de l’épidémiologiste de l’Université Harvard, Marc Lipsitch, spécialiste en modélisation des maladies infectieuses. Un scénario alarmant ou une fatalité avec laquelle il faut apprendre à composer?

Après tout, le COVID-19 ressemble à une grosse grippe (fièvre, fatigue et toux sèche). Son taux de mortalité est d’environ 3,4 %, selon l’Organisation mondiale de la santé. Il est même estimé à 0,6 % en Corée du Sud, où les autorités, proactives, ont testé des dizaines de milliers de personnes (dont celles ayant des symptômes plus légers).

Toutefois, impossible de savoir si ce nouveau coronavirus reviendra chaque hiver, comme la grippe. « On ne sait pas jusqu’à ce jour si la COVID-19 va persister dans le temps, si ça va être le fait d’une saison ou d’une année », a dit la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste-infectiologue au CHUM et professeure à l’Université de Montréal.

Chose certaine, une première vague de COVID-19 arrive au Québec. « Je pense qu’on peut la ralentir », a dit la Dre Quach-Thanh. Mais elle n’est pas convaincue qu’on puisse l’arrêter.

« Ce qui nous inquiète, c’est vraiment le risque que tout le monde l’attrape en même temps et qu’on fasse déborder nos systèmes de santé », a dit la Dre Caroline Quach-Thanh, microbiologiste-infectiologue à l’hôpital Sainte-Justine à Montréal. L’économie tournerait alors au ralenti, dit-elle. Des employés des hôpitaux seraient malades.

Jusqu’à présent, le Québec compte quatre cas de COVID-19, dont deux devant être confirmés par le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg.

« On est pas mal bons au Québec, a observé la Dre Cécile Tremblay. On n’a que des cas importés. » Pas de transmission locale, comme c’est actuellement le cas aux États-Unis.

La situation québécoise risque de changer si le nouveau coronavirus se propage chez les voisins américains. « C’est une frontière ouverte, a dit la Dre Tremblay. On va être beaucoup moins capables d’intercepter des cas potentiels avant qu’ils arrivent. »

Au Vermont, plusieurs écoles ont été fermées lundi parce qu’un membre du personnel a séjourné dans un hôtel situé dans un autre État, en présence de personnes infectées par la COVID-19. Selon des médias locaux, cet employé, qui a des symptômes de la grippe, s’est isolé à son domicile. La COVID-19 n’a pas été confirmée.

En ce retour de relâche scolaire, la Dre Quach-Thanh invite les citoyens qui ont voyagé à l’extérieur du Canada à être attentifs à leurs symptômes, même s’ils sont légers. Le nouveau coronavirus peut se manifester par une « petite toux sèche » ou un simple mal de gorge. « Si la gorge gratouille, on est mieux de rester à la maison », dit-elle. Il faut retarder, dit-elle, le plus longtemps possible la transmission locale.

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