Des syndicalistes ont exposé, ce mardi 31 mars, des problèmes liés au transport en commun dans la lutte pour freiner la propagation du COVID-19 dans le pays. Au centre d’informations permanentes sur le coronavirus, Duclos Benissoit du Mouvement Unifié des Transporteurs Haïtiens (MUTH) et Méhu Changeux de l’Association des Propriétaires et Chauffeurs d’Haïti (APCH), conscients du danger, ont appelé les  structures organisées et les chauffeurs non syndiqués à s’impliquer.

Visiblement, les consignes des syndicats exigeant une diminution du nombre de passagers dans les véhicules de transport en commun n’ont pas été respectées. Les conducteurs de camionnettes et de minibus ont repris les vielles habitudes dans les jours qui ont suivi. Impossible de garder la distance sociale recommandée, le risque de propagation du nouveau coronavirus devient élevé (…)

De nombreux chauffeurs et propriétaires de véhicules du transport public ne sont pas syndiqués, ce qui est un manque à gagner surtout dans le respect des mesures visant à freiner l’expansion du nouveau coronavirus. Duclos Benissoit, coordonnateur du Mouvement Unifié des Transporteurs Haïtiens (MUTH) qui déplore cet état de fait, soulève toutefois le désordre régnant au sein de ce secteur afin de  mettre les autorités face à leurs responsabilités. Le transport, un vecteur aussi important, ne peut demeurer informel, martèle M Benissoit qui demande sa régulation.

Entre 800 et 1200 personnes, de façon hebdomadaire, sont en contact avec un chauffeur de tap-tap ou de minibus. Le risque de contracter le virus est très élevé dans  ce secteur et les conducteurs sont les plus vulnérables. Etant très exposés, les chauffeurs doivent sacrifier une partie de leur recette jusqu’à la levée de l’état d’urgence sanitaire, poursuit Duclos Benissoit.

Hormis le fait de surcharger les véhicules, Méhu Changeux, coordonnateur de l’Association des Propriétaires et Chauffeurs d’Haïti (APCH), croit qu’il est aussi important d’aller sensibiliser ceux qui se trouvent dans les milieux les plus reculés du pays. L’accumulation des gens dans le transport public peut faciliter la propagation du coronavirus (…), mais l’ignorance des gens peut conduire à la catastrophe. Les autorités doivent multiplier les campagnes de sensibilisation, a-t-il soutenu.

Depuis la confirmation des premiers cas de COVID-19 dans le pays, rien n’a pratiquement changé dans ce secteur, les gens sont toujours entassés comme des sardines dans les véhicules. Si des maisons de commerce ont fermé leurs portes ou ont réduit leurs horaires d’ouverture afin de respecter les mesures prises par les autorités sanitaires, beaucoup plus de passagers sont néanmoins remarqués dans les véhicules du transport public.

Avec l’application de la formule «restez chez vous» et le couvre-feu, de moins en moins de gens sont dans les rues et les activités ralentissent. Malgré cela, ceux qui circulent quotidiennement en prenant le transport en commun dans les mêmes conditions peuvent (…)

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