Comme tous les participants de l’Adria Tour, dont il est l’instigateur, Novak Djokovic (au centre, ici le 14 juin) a multiplié les bains de foule.

Le «Djoker» ne sourit plus. Depuis l’annonce, ces deux derniers jours des tests positifs au Covid-19 des joueurs Grigor Dimitrov, Borna Coric et Viktor Troicki, et des membres de l’encadrement des tennismen ayant pris part à l’Adria Tour, tournoi exhibition disputé en Serbie et en Croatie, les pièces du domino continuent de tomber. Mardi 23 juin, l’équipe du numéro 1 mondial, Novak Djokovic, instigateur du tournoi, a annoncé que le Serbe a, à son tour, été testé positif.

«Nous avons été testés à notre arrivée à Belgrade [en provenance de Zagreb], et je suis positif, comme Jelena [son épouse]», a déclaré le numéro 1 mondial dans un communiqué, précisant ne présenter aucun symptômes et se mettre en quatorzaine séance tenante. Deux semaines d’isolation qui pourraient lui permettre de laisser passer le feu des critiques.

«Je suis profondément désolé que notre tournoi ait pu causer de tels dommages», a déclaré sur Twitter le vainqueur de 17 titres du Grand Chelem. «Nous avons eu tort, c’était trop tôt», a ajouté Djokovic, principal organisateur de ce tournoi caritatif. «Tout ce que nous avons fait depuis un mois était fait avec le cœur pur et avec des intentions sincères», a-t-il justifié. Il a également appelé toute personne ayant assisté à l’Adria Tour ou ayant fréquenté des participants à «se faire tester» et à «maintenir la distanciation sociale».

Rebaptisée «Adria Cluster Tour» par le quotidien L’Equipe, la tournée caritative organisée dans les Balkans par Djokovic et son frère Djordje s’est attirée les foudres du circuit professionnel. A la suite du communiqué du joueur, elle a été officiellement annulée, quelques jours après avoir été interrompue avant la finale de Zagreb, dimanche.

Rassemblant des joueurs issus du sud-est de l’Europe, dont de nombreux joueurs du top 30 mondial, ce tournoi visait à remettre les joueurs en forme au sortir du confinement, et à récolter des fonds pour venir en aide à la région des Balkans.

«En Serbie, Corona c’est juste une boisson !» Voilà la blague qui circulait alors que le tournoi commençait, à Belgrade. Dans la droite ligne du gouvernement serbe, pour justifier un assouplissement des mesures barrières – pas obligatoires en Serbie et en Croatie – Novak Djokovic avait déclaré : «ici, la situation est très différente de ce qu’elle est aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne»,

Public peu contenu, matchs de basket et de football entre stars (Grigor Dimitrov contre Djokovic, notamment), bains de foule, sorties en boîte de nuit… le tournoi caritatif a multiplié les occasions de contamination.

Djokovic contesté par une partie du circuit

«Nous avons organisé le tournoi à un moment où l’épidémie avait faibli, en étant persuadé que les conditions pour l’accueillir étaient rassemblées, a précisé le numéro 1 mondial dans un communiqué, assurant de la sincérité de ses intentions. Malheureusement, ce virus est toujours présent et nous apprenons encore à lui faire face.»

Ces excuses peuvent sembler tardives, tant le Serbe a donné l’impression de prendre ses aises avec les mesures de sécurité. «Je suis extrêmement désolé pour chaque cas d’infection, a conclu le joueur serbe. J’espère que cela n’aggravera la santé de personne, et que tout le monde ira bien.»

Testés négatifs à la suite de leur participation à l’Adria Tour, le Croate Marin Cilic, l’Allemand Alexander Zverev et le Russe Andrey Rublev ont annoncé avoir décidé d’observer une quatorzaine volontaire par mesure de précaution. « Ce qui se passe dans le monde relève de notre responsabilité »a tweeté Rublev, numéro 14 mondial, dimanche.

Rebaptisée «Adria Cluster Tour» par le quotidien L’Equipe, la tournée caritative organisée dans les Balkans par Djokovic et son frère Djordje s’est attirée les foudres du circuit professionnel. A la suite du communiqué du joueur, elle a été officiellement annulée, quelques jours après avoir été interrompue avant la finale de Zagreb, dimanche.

Rassemblant des joueurs issus du sud-est de l’Europe, dont de nombreux joueurs du top 30 mondial, ce tournoi visait à remettre les joueurs en forme au sortir du confinement, et à récolter des fonds pour venir en aide à la région des Balkans.

«En Serbie, Corona c’est juste une boisson!» Voilà la blague qui circulait alors que le tournoi commençait, à Belgrade. Dans la droite ligne du gouvernement serbe, pour justifier un assouplissement des mesures barrières – pas obligatoires en Serbie et en Croatie – Novak Djokovic avait déclaré : «ici, la situation est très différente de ce qu’elle est aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne»,

Public peu contenu, matchs de basket et de football entre stars (Grigor Dimitrov contre Djokovic, notamment), bains de foule, sorties en boîte de nuit… le tournoi caritatif a multiplié les occasions de contamination.

Djokovic contesté par une partie du circuit

«Nous avons organisé le tournoi à un moment où l’épidémie avait faibli, en étant persuadé que les conditions pour l’accueillir étaient rassemblées, a précisé le numéro 1 mondial dans un communiqué, assurant de la sincérité de ses intentions. Malheureusement, ce virus est toujours présent et nous apprenons encore à lui faire face.»

Ces excuses peuvent sembler tardives, tant le Serbe a donné l’impression de prendre ses aises avec les mesures de sécurité. «Je suis extrêmement désolé pour chaque cas d’infection, a conclu le joueur serbe. J’espère que cela n’aggravera la santé de personne, et que tout le monde ira bien.»

Testés négatifs à la suite de leur participation à l’Adria Tour, le Croate Marin Cilic, l’Allemand Alexander Zverev et le Russe Andrey Rublev ont annoncé avoir décidé d’observer une quatorzaine volontaire par mesure de précaution. «Ce qui se passe dans le monde relève de notre responsabilité»a tweeté Rublev, numéro 14 mondial, dimanche.

La possibilité d’un « mini-cluster » dans le landerneau du tennis provoqué par l’Adria Tour n’est pas à exclure. Participant au tournoi, l’Autrichien Dominic Thiem a quitté les Balkans pour le sud de la France où a lieu l’Ultimate Tennis Showdown, une compétition créée par Patrick Mouratoglou, rassemblant une dizaine de joueurs du circuit ATP, dont Stefanos Tsitsipas (6e), David Goffin (10e), et les Français Benoît Paire (22e) ou Richard Gasquet (50e).

Même s’il ne présente aucun symptômes, Novak Djokovic pourrait ressortir affaibli de cette période. Président du conseil des joueurs, censé défendre ses collègues et les représenter, l’insouciance qu’il a affichée et le «mauvais exemple» donné, comme l’a dénoncé le 28e mondial, Dan Evans, le fragilise. «Super leadership, a tancé l’Australien Nick Kyrgios, sur les réseaux sociaux. Décision stupide de disputer cette exhibitionC’est ce qui arrive quand on ne respecte aucun protocole.»

https://canalmusiqueplus.com/wp-content/uploads/2020/06/Djoko-teste-positif-1-.jpghttps://canalmusiqueplus.com/wp-content/uploads/2020/06/Djoko-teste-positif-1--200x200.jpgLe MondeCORONAVIRUSSportComme tous les participants de l’Adria Tour, dont il est l’instigateur, Novak Djokovic (au centre, ici le 14 juin) a multiplié les bains de foule. Le «Djoker» ne sourit plus. Depuis l’annonce, ces deux derniers jours des tests positifs au Covid-19 des joueurs Grigor Dimitrov, Borna Coric et Viktor Troicki, et...      De la MUSIQUE et Plus Encore